Les images sont là. Reste à choisir comment on y entre, ce qu’on garde et le temps qu’on lui laisse. La postproduction donne au programme son rythme, sa couleur et sa manière de sonner.
Le montage se prépare avant la première coupe.
La durée finale, les versions, le diffuseur et les titres prévus influencent déjà le tournage. Quand on suit le projet dès le départ, on prépare les formats d’image et de son, la manière de retrouver les prises et les éléments nécessaires à la suite.
Votre projet est déjà tourné ? On commence par regarder ce qui existe. Le volume des images, le nombre de caméras, le son, les archives et les indications éditoriales donnent une idée du travail réel. Le calendrier se construit à partir de cette matière, pas seulement de la durée du film terminé.
Retrouver les bonnes prises, sans perdre le fil.
On vérifie, on copie et on classe les fichiers. Les images, le son, les musiques, les titres et les documents doivent être identifiables. Avec plusieurs caméras, la synchronisation permet de retrouver le même instant sous différents angles.
Lorsque les fichiers sont lourds, des copies de travail plus légères peuvent faciliter le montage. Le lien avec les originaux est conservé pour les finitions et l’export. Les sauvegardes et la remise des éléments sont définies selon le projet.
Cette préparation laisse davantage de temps pour regarder les images. L’archivage après livraison, lui, n’est pas supposé illimité : on fixe ensemble sa durée ou les conditions de récupération des sources.
Le rythme ne se mesure pas au nombre de coupes.
Une réponse gagne parfois à être resserrée. Un silence mérite parfois de rester. On monte en fonction du sens et de la relation au spectateur, pas pour donner à tous les programmes la même vitesse.
Pour une interview, on veille à la continuité de la parole. Pour une émission, aux séquences et à leurs transitions. Pour un live, à la progression musicale et à la présence du public. Le conducteur, les repères et les choix éditoriaux partagés servent de point de départ.
On valide d’abord la structure, les passages retenus et la durée. Les finitions arrivent ensuite, lorsque le programme tient. Une demande devient plus précise quand on peut en parler sur une séquence, un regard ou un moment qui ne fonctionne pas encore.
On peut enlever un effet. Pas remplacer une intention.
Le montage doit déjà raconter quelque chose avant les titres, les transitions et la couleur. Les finitions viennent renforcer ce qui est là.
Des retours qui font avancer le film.
On identifie chaque version et ce qu’il faut regarder à ce stade. Un premier montage n’a pas encore son mixage ni sa couleur définitive. Vous savez si la discussion porte sur le fond, le rythme ou les derniers détails.
On convient d’un circuit de retours et d’un interlocuteur qui les rassemble. Des remarques situées dans le programme évitent de chercher ce que signifie « plus dynamique » pour cinq personnes différentes. Le nombre d’allers-retours et le calendrier sont précisés au devis ; un changement de direction se rediscute.
Une voix, une ambiance, la place de la musique.
Le son relie des prises qui n’ont pas toujours été enregistrées dans les mêmes conditions. On sélectionne les sources, on traite les bruits lorsque c’est possible et on équilibre les voix. Le nettoyage doit préserver leur présence, pas leur donner une texture artificielle.
Sur un podcast, l’écoute reste le point de départ. Sur un live, le mix et les ambiances doivent pouvoir coexister. On utilise les sources disponibles et les musiques validées dans le cadre du projet, puis on prépare le mix selon les spécifications de diffusion transmises.
La couleur prolonge le regard.
On rapproche les caméras, les expositions et les teintes pour que le passage d’un plan à l’autre reste cohérent. Les visages, les contrastes et la lumière du lieu donnent les premiers repères.
On travaille ensuite l’intention visuelle avec vous. La chaleur d’un portrait, la retenue d’une interview ou la lumière d’un live ne se traitent pas avec le même réflexe. Les recadrages et les effets sont vérifiés avec les médias de meilleure qualité avant la livraison.
Des titres qui accompagnent, sans prendre toute la place.
Un nom, une fonction, un générique, une transition : l’habillage aide à comprendre qui parle et où l’on en est. On peut intégrer votre charte, adapter les éléments existants ou coordonner la création graphique prévue pour le programme.
Pour une série, les modèles gardent une cohérence entre les épisodes. Les noms, les chiffres, les dates et les logos sont validés avant l’export. Le temps à l’écran compte aussi : une information doit pouvoir être lue, pas seulement apparaître.
Les mots doivent pouvoir se lire au bon rythme.
Lorsque des sous-titres sont prévus, on les relit, on règle leur découpage et leur synchronisation. Les noms propres et les termes du sujet demandent de l’attention. La lecture doit suivre le programme sans obliger à courir derrière les phrases.
On précise le type de version attendu : sous-titres incrustés, fichier séparé ou transcription. Une traduction ou un sous-titrage adapté à des besoins particuliers se définit en amont, avec les moyens nécessaires. Ce ne sont pas des ajouts automatiques au dernier export.
Le bon fichier, dans la bonne version.
On réunit les spécifications du diffuseur : format, définition, cadence, niveaux audio et mode de remise. Le programme principal, la version sans titres, les pistes séparées et les variantes prévues sont nommés clairement.
Les fichiers sont contrôlés avant livraison : image, son, titres, sous-titres, début et fin. On repart d’une version validée pour les déclinaisons afin de garder une référence commune. La livraison comprend ce qui a été convenu, avec les conditions de conservation des sources précisées.
Vos images peuvent venir d’ailleurs. On travaille la suite avec vous.
Marameo peut assurer le montage et les finitions d’un projet tourné par une autre équipe. On peut aussi intervenir sur une étape : synchronisation, son, étalonnage, habillage ou préparation des fichiers.
Depuis Paris, on échange directement avec les médias, les producteurs et les entreprises qui nous confient leur matière. Un interlocuteur suit le projet et les collaborateurs nécessaires. Les transferts, la confidentialité, les retours et les délais sont discutés avant de commencer.
Des premières images au fichier final.
Regarder
On fait le point sur les images, le son, l’intention et les versions attendues.
Monter
On sélectionne, on organise et on trouve le rythme du programme.
Affiner
On travaille la couleur, le son, les titres et les sous-titres prévus.
Livrer
On contrôle les fichiers et on remet les éléments validés.
Avant de nous confier vos images.
Pouvez-vous monter un projet tourné par une autre équipe ?
Oui. On vérifie les sources, les formats, le volume et le son, puis on rassemble les indications éditoriales et les éléments manquants. Cela permet de définir le calendrier et le travail possible avec les images disponibles.
Combien de temps prévoir pour le montage ?
Le volume des images, la sélection, le nombre de caméras, les finitions et les validations comptent autant que la durée finale. On fixe le calendrier après avoir examiné le projet, avec du temps prévu pour vos retours.
Les sous-titres sont-ils inclus ?
Ils peuvent l’être, mais sont identifiés dans le devis. On distingue les sous-titres incrustés, les fichiers séparés et les éventuelles transcriptions ou versions traduites. Le niveau de relecture et de finition est précisé.
Pouvez-vous suivre les spécifications d’un diffuseur ?
Oui, à partir des exigences complètes qui nous sont transmises. On vérifie les formats, l’image, le son et les fichiers demandés. Une exigence particulière ou une certification doit être examinée avant engagement.
Que deviennent les rushes après la livraison ?
On convient de leur remise et de leur durée de conservation. Les sauvegardes nécessaires au travail ne valent pas un archivage permanent. Vous savez quels éléments récupérer et ce qui est prévu après la fin du projet.

