Dans une interview, ce qui compte n’est pas toujours dans la liste de questions. Il faut savoir écouter, laisser un silence, regarder ce qui se passe. La technique doit nous en laisser la possibilité.
Avant de filmer une réponse, savoir quelle place lui donner.
Un témoignage de quelques minutes, un portrait, un entretien mené par un journaliste ou une conversation longue ne demandent pas la même préparation. On commence par le sujet, la personne filmée et ce que cette prise de parole doit apporter au programme.
Qui pose les questions ? Le regard s’adresse-t-il à l’intervieweur ou directement au public ? La conversation sera-t-elle resserrée au montage, ou gardée presque entière ? Ces choix guident les cadres, la durée de tournage et les images complémentaires à prévoir.
On travaille avec des médias, des producteurs et des entreprises. Vous pouvez arriver avec une trame déjà établie ou un format à préciser. On prépare les conditions du tournage sans écrire la parole à la place de celui qui la porte.
Préparer l’échange. Garder la surprise.
Les thèmes et le contexte se partagent en amont. L’intervenant sait pourquoi il est filmé, à qui il s’adresse et comment le contenu sera utilisé. Il n’a pas forcément besoin de connaître chaque question pour trouver ses mots.
On prévoit le temps d’accueil, la pose du micro, les pauses et les éventuelles reprises. Pour plusieurs interviews dans la journée, les changements de personne et de cadre entrent dans le planning. Une conversation ne devrait pas commencer avec la sensation d’être déjà en retard.
Noms, fonctions, documents à montrer, éléments de décor et validations nécessaires sont rassemblés avant le tournage. Le journaliste ou le producteur garde la main sur le contenu éditorial. On veille à ce que l’organisation le laisse travailler.
Le décor parle aussi. Autant l’écouter.
Un bureau, un atelier, une loge, un studio : le lieu peut apporter du contexte sans prendre le dessus. On cherche une présence à l’image et des conditions qui permettent à la personne de rester dans la conversation.
Le repérage porte sur la lumière, le bruit, le recul, les accès et les circulations. Une photo montre l’espace, mais pas toujours la ventilation ou la porte qu’on ouvre sans arrêt. On pose ces questions avant de poser les caméras.
Parfois, déplacer les sièges ou choisir un autre angle suffit. Parfois, mieux vaut un studio partenaire ou une installation plus construite. On discute de ce que chaque option apporte au sujet, au temps de tournage et au budget.
Une caméra, plusieurs regards possibles.
Une caméra peut convenir à une prise de parole courte ou à un entretien accompagné d’images d’illustration. Un second angle peut offrir de la souplesse au montage. Un autre encore peut suivre l’intervieweur ou replacer les personnes dans le lieu.
On choisit selon le format final, les mouvements et la possibilité de reprendre. Une équipe discrète peut aider un échange intime ; un débat ou un moment unique peut demander plusieurs caméras. Aucun nombre ne remplace une intention de réalisation.
Les gestes, les objets, le lieu et les images qui accompagnent le propos se préparent aussi. Un plan complémentaire est plus utile quand on sait ce qu’il raconte que lorsqu’on le tourne pour remplir une fin de journée.
Ne pas confondre présence à l’image et présence de l’équipe.
On adapte les moyens pour disposer des plans nécessaires, tout en laissant à la personne filmée l’espace de parler.
Une voix claire. Un regard qu’on a le temps de voir.
On écoute les voix dès les essais. Le choix du micro tient compte du cadre, des vêtements, du lieu et de la manière de parler. Le son est surveillé pendant l’échange pour pouvoir intervenir lorsqu’un bruit ou un frottement apparaît.
La lumière accompagne le visage et donne de la continuité entre les angles. Elle peut prolonger celle du lieu ou être davantage construite. Le choix reste lié au propos, au temps disponible et à l’image souhaitée.
On explique simplement où porter le regard. Vers l’intervieweur, vers une autre personne ou vers l’objectif : la relation au public change. Une fois ces repères donnés, l’intervenant doit pouvoir penser à ce qu’il raconte.
Sur le tournage, laisser la conversation se faire.
On installe et on teste avant l’entretien, autant que le planning le permet. Le son, les cadres, la lumière et l’enregistrement sont vérifiés. L’accueil et les derniers ajustements ne doivent pas absorber tout le temps accordé à la parole.
Pendant l’échange, on suit les mouvements, les sources sonores et les changements de lumière. Une reprise se demande précisément : une phrase, un nom, un passage. On évite de casser la concentration pour recommencer sans raison.
Les plans complémentaires prévus sont tournés avant le départ. Les fichiers sont ensuite vérifiés et sauvegardés selon l’organisation retenue. Ce temps fait partie du tournage, même lorsque la caméra ne filme plus.
Au montage, resserrer sans déformer.
On organise les sources, on synchronise les angles et on repère les passages utiles. Pour un entretien long, une transcription peut aider la sélection lorsqu’elle est prévue. Le montage cherche une pensée qui se suit, pas une succession de phrases sorties de leur contexte.
On travaille les coupes, les images complémentaires, le son et la couleur. Les noms, les fonctions et l’habillage sont vérifiés avec vous. Les sous-titres, quand ils sont demandés, sont relus et synchronisés pour rester lisibles.
Version longue, extrait, fichier audio, version sans titres : on définit les éléments à livrer et les retours attendus avant la finition. Vous pouvez nous confier cette postproduction ou poursuivre avec votre propre équipe.
On trouve notre place dans votre tournage.
Un interlocuteur suit le projet, avec les collaborateurs nécessaires pour l’image, le son, la lumière ou le montage. On peut préparer l’ensemble de l’interview ou rejoindre une équipe déjà constituée sur une mission précise.
Marameo a son siège à Paris et organise des tournages en Île-de-France et ailleurs en France selon les projets. Les déplacements, le lieu, les horaires et les éventuelles conditions de confidentialité sont discutés dès la préparation. L’objectif : arriver sur place avec de l’attention à consacrer à la rencontre.
De la première question au montage.
Comprendre
On partage le sujet, le contexte et la place de l’interview dans votre projet.
Préparer
On choisit le lieu, les cadres, le son et un temps de tournage réaliste.
Rencontrer
On accompagne la personne et on suit l’échange sans le figer.
Monter
On garde le sens, on travaille le rythme et on prépare les versions prévues.
Avant de lancer la conversation.
Combien de caméras faut-il pour une interview ?
Cela dépend de la durée, du montage et de la place de l’intervieweur. Une caméra peut suffire ; plusieurs angles donnent d’autres possibilités. On propose ce qui sert l’entretien, en tenant compte de la présence technique autour de l’invité.
Pouvez-vous filmer dans nos bureaux ?
Oui, si les conditions le permettent. On vérifie le son, la lumière, le recul, les accès et les passages. Si le lieu complique trop l’échange, on discute d’un autre espace ou d’un studio partenaire.
Faut-il transmettre les questions avant le tournage ?
Pas nécessairement. Partager les thèmes, la durée et le contexte suffit souvent à préparer l’intervenant. Pour un entretien journalistique, les questions restent du ressort de la rédaction ou du producteur.
Prenez-vous aussi en charge le montage et les sous-titres ?
Oui, lorsqu’ils sont prévus dans la mission. On précise le montage, le son, la couleur, les titres, les sous-titres et les versions à remettre, ainsi que le calendrier de validation.
Tournez-vous en dehors de Paris ?
Oui, en Île-de-France et ailleurs en France selon les projets. Les déplacements, l’hébergement éventuel et le transport du matériel sont intégrés à la préparation et au devis.

